HISTOIRES
CACHEES
FRANCE
INTER en parle :
=> présentation
du spectacle par Isabel Pasquier - Chronique des Festivals de
l'Eté le 7/9
=> interview
avec Karin Holmström : le Goût du Monde du 5/7RES
PRESSE
ECRITE
HISTOIRES
CACHEES
T T T Quatre tranches
de vie, quatre histoires cachées dans les méandres
de la ville, que l'on peut découvrir en suivant une orange,
un journal, une boîte d'allumettes ou un stylo. Des objets
bien ordinaires qui passent entre les mains de quatre individus
tout aussi anodins. Ils ne se connaissent pas. Leurs vies se frôlent
parfois, puis s'éloignent. Muni d'un casque audio, le public
suit chacun des personnages, tout en entendant leurs moindres
pensées. Il entre ainsi dans l'intimité secrète
d'inconnus auxquels d'ordinaire il ne porterait pas attention.
Après ses remarquées et remarquables « Demeurées
», Begat Theater propose un spectacle sensible, bouleversant
au cœur de l'espace public. Une expérience inédite,
une fiction dont le spectateur devient un acteur involontaire
et inattendu.
- Télérama Autres scènes –
sélection critique - Sortir N°3217, 7 septembre 2011
DES
SPECTACLES AU MILLIMETRE METTENT CHALON DANS LA RUE
Du 20 au 24 juillet, les arts de la rue ont investi cette année
encore et pour la vingt- cinquième fois les moindres parcelles
de l'espace urbain.
Un bout de trottoir, de réverbère, de mur. Il suffit
de pas grand-chose pour que l'art s‘intègre dans
l’urbain. Une intégration qui se mesure à
la porosité de l'un à autre, ne supportant aucune
seconde de décalage dans le timing. À ce jeu quatre
compagnies ont particulièrement brillé. A commencer
par le Begat Theater et ses Histoires Cachées,
le spectateur, écoutant le texte casque sur les oreilles
est invité à suivre dans les rues un objet qui passe
entre les mains de différents personnages dévidant
leurs pelotes de vie au sein du labyrinthe de l'intime.
Se révèle alors un jeu de miroir à trois
facettes : le réel qui s’estompe, le factice du théâtre
s’affirmant comme seule véracité, et le regard
sceptique de l'extérieur sur ledit spectateur.
Le moi, le ça, le surmoi ?
- Géraldine Kornblum – l’Humanité
– 27 juillet 2011
HISTOIRES
CACHEES
"Le
théâtre de rue est passionnant quand il trouble les
passants et les habitudes.
Ce matin- là, dans un 11ème arrondissement parisien
qui se réveillait plutôt mal embouché, le
Begat Theater, discrète compagnie des Alpes de Haute-Provence,
proposait une déambulation théâtrale, écouteurs
sur les oreilles. Un jeu de piste dans lequel il fallait suivre,
non pas un comédien (trop facile!) mais un objet passant
de la main d'un artiste à celle d'un autre: une orange,
un journal, un stylo... Sur le trottoir opposé au nôtre
une jeune femme blonde marche, s'arrête, porte les mains
à son visage ... Les écouteurs, en voix off nous
transmettent ses pensées, en même temps qu'une pop
légère.
L'exercice est ludique, voire littéraire, pas spectaculaire
pour deux sous, fragile. Tout peut s'arrêter d'un moment
à l'autre et les protagonistes disparaître dans la
ville. A une terrasse de café, un comédien en costume
et la jeune femme blonde se croisent sans un regard. L'orange
et le journal changent de mains ... Est-ce l'effet du casque?
Ou l'habitude de regarder le monde à travers un écran?
Nous les suivons, avec l'impression de participer à un
tournage. Focalisant notre attention sur la comédienne,
comme un chef op cadrerait son image; réalisant notre propre
travelling, au rythme de la déambulation urbaine. Il n'y
a pourtant ni technicien, ni clap de fin sur cette « promenade
sonore » ... Les spectateurs s'agglutinent. Les passants,
les vrais, ceux qui n'ont pas été initiés
au jeu, cherchent des yeux la caméra ..."
- Mathieu Braunstein – Télérama –N°
3209, Arts Scènes – du 16 au 22 juillet 2011
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