LES DEMEUREES

Vous êtes Luce, cette enfant au seuil du monde.
Entrez dans la drôle de boîte des Demeurées. Quel voyage bouleversant ! Écouteurs sur les oreilles ou se murmure l'histoire, vous devenez, seul pendant vingt minutes, Luce, la fille de la demeurée, qu'une institutrice veut ouvrir au savoir avec une infinie patience. Dans une scénographie poétique et intimiste, hors du temps, vous n'êtes plus spectateur mais acteur d'une histoire qui se noue, capté par le regard des deux comédiennes magnifiques du Begat Theater, touche au coeur et au corps. Un texte puissant qui interroge l'amour maternel, irradiant, et la peur de savoir.
A quelle innocence renonce-t-on en apprenant? L'émotion la plus intime et authentique de ce festival.

- Midi-Libre, 14 juillet 2011

Dans un container en bois, le Begat Theater adapte le roman de Jeanne Benameur. "Au seuil du monde par les mots"
... L'adapter sous forme d' "installation-spectacle" en un parcours solitaire est une idée lumineuse. Dans des espaces exigus configurés comme des pages d'un livre, sous des ampoules nues et au milieu d'accessoires et d'images de l'enfance, on est enferme dans la parole de l'auteur que l'on entend a travers un casque. Les personnages font des apparitions furtives et silencieuses. Par la scénographie et par le jeu des comédiens, on devient la petite Luce, celle que chérissent la mère et l'institutrice. Et pourtant, on a beau être le centre de leurs attentions, jamais ne s'évanouissent le sentiment de solitude ni la densité du silence tout autour.
Par "cette caverne derrière la clarté de son regard', par ces gestes que la pudeur rendent maladroits, Bénédicte Blanc donne une ampleur inouïe au personnage de la mère. Cette expérience fascinante nous laisse entrevoir l'indicible.

- La Marseillaise, 15 juillet 2011

T T T La plus belle émotion de la saison 2009 en rue ! Dans sa boîte à histoires, le Begat Theater raconte, d'après le roman de Jeanne Benameur, le difficile apprentissage de Luce. Muni d'un casque audio, chaque spectateur traverse en solitaire cette installation-spectacle. D'une pièce à l'autre il découvre les traces d'une vie, les perles d'un espoir, la rudesse des patrons de la petite paysanne. Des silhouettes surgissent des murs, accrochent le regard, vous frôlent et repartent en silence. la beauté de la scénographie renforce l'impact poétique de cette expérience théâtrale unique. Inoubliable !

- Thierry Voisin, TELERAMA, mars 2010

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